MARATHON DE NEW YORK
1er Novembre 2009
Je suis arrivé à New York le jeudi 29 octobre
vers 22h30 après une escale par Chicago.
A l'aéroport, des bus attendaient tous les coureurs français afin de les acheminer dans les différents hôtels de la ville.
A minuit, j'arrivais à l'hôtel HILTON qui se situe dans la ville de
Secaucus à 15 minutes de New York.


Le vendredi et le samedi, j'ai visité la
ville....
....... etc !!!
et le samedi soir, j'ai été à deux doigts de mettre le feu à l'hôtel en préparant mon repas dans ma chambre...
Résultat, quelques minutes après, plusieurs camions de pompiers présents et l'hôtel évacué durant plus d'une heure...
Je faisais profil bas et je m'attendais à une note plutôt salée mais j'ai pu
compter sur le soutien de tous les français présents dans l'hôtel qui bizarrement me "remercièrent pour ma bêtise" en pouvant notamment prendre de
nombreuses photos avec les pompiers, en montant dans les camions où en essayant les casques pour certains !
C'est avec toutes ces émotions que j'ai essayé de trouver le sommeil....
Dimanche 1er novembre... le grand jour... Je me suis levé à 4h du matin et j'ai préparé tout doucement mon corps à l'effort...
Vers 6h, je me suis rendu en bus sur le site du départ situé à Staten Island.
A la descente du bus, nous avons eu droit à différents contrôles de
sécurité, pour notamment vérifier nos effets personnels que nous devions obligatoirement avoir dans un sac transparent fourni par l'organisation... (le 11 septembre 2001 est encore dans
toutes les mémoires là-bas....).
Ensuite j'ai patienté sous une tente car la température extérieure était relativement fraîche...

20 minutes avant le départ, j'ai déposé mes affaires dans un fourgon afin de les retrouver à l'arrivée.

Sur la ligne de départ, j'étais idéalement placé, tout devant, sur la partie
gauche du pont Verrazano. J'ai pu apercevoir sur ma droite, toute l'élite mondiale de la spécialité et être ainsi "acteur" et "spectateur" de l'épreuve.
Puis à 9h45, un coup de canon libéra plus de 44 000 coureurs dans une
démesure totale !
Je suis parti prudemment et au 5ème km, j'ai compris que les bonnes sensations
n'étaient pas au rendez-vous...
Du coup, j'ai pris la décision de courir sans regarder ma montre en trouvant le
bon équilibre cardio-pulmonaire, et mettre ainsi toutes les chances de mon côté pour terminer la course dans de bonnes conditions....
Je me suis pris au jeu de l'ambiance de folie en tapant dans les mains des
spectateurs qui criaient "go frenchi go" où "I love you France"...

La magie opère à chaque fois même au bout de 3 participations... et sans avoir vu
le temps passer j'étais déjà à la mi-course.
et petite parenthèse, au 20ème kilomètre, j'ai vécu un moment qui restera à vie dans ma mémoire... A la sortie d'un virage, je
me suis fait doubler par l'une de mes idoles, le Mexicain German SILVA - double vainqueur de ce marathon en 1994 et 1995, et auteur du plus beau finish dans cette épreuve ... (voir
vidéo dans le sommaire...).

Sur le moment, je n'ai pas vraiment réalisé que je venais de courir 20 bornes devant lui..., mais à la vue des temps de passage
intermédiaires, c'est bel et bien ce qui s'est passé !!! (par contre ensuite, il a mis le "turbo" car il termine 25 minutes devant moi !!!).
Dans la deuxième partie de l'épreuve, je me suis reconcentré sur mon effort en
retrouvant mon sommeil intérieur et en courant à l'économie.
Le final dans Central Park est d'une toute beauté...
Malgré le fait d'être bien physiquement, les 2 derniers miles m'ont paru
relativement longs et j'avais hâte d'en finir.
(40ème
kilomètre)
(à quelques centaines de mètres de la ligne
d'arrivée...)
Je termine 1 956 ème sur 43 659 coureurs classés en
3h11'07". De loin, "pas mon meilleur chrono" mais quel bonheur de le courir aux sensations !!!
Et au niveau français, je termine 175 ème sur 3 134
participants.
Un marathon est un peu une "pochette surprise" car on ne sait jamais ce que l'on va y trouver à l'intérieur... Il y a tellement de paramètres à prendre en compte... la météo, la façon dont l'organisme va réagir face à la dureté de l'effort...
A New York, la réussite est encore moins évidente ; le décalage horaire à assimiler, "l'énergie" laissée dans les visites les jours précédents l'épreuve, le parcours très cassant et je ne parle même pas du stress ressenti face à la démesure de l'événement...
Et cette année, je n'y suis pas allé dans la dentelle en mettant tout en oeuvre pour aller au "casse-pipe" !!! : mon entraînement irrégulier, la grippe A contractée 1 mois avant, et ma "boulette" à l'hôtel la veille de la course... Mais avec mon mental à toute épreuve, j'ai réussi à surmonter tout ça et à sauver les meubles !!!
Un grand merci à mes sponsors, ma famille, mes amis, mes connaissances et toutes les personnes qui m'ont soutenu depuis plusieurs mois dans cette aventure. Sans qui cela n'aurait pas été possible.
Et une ENORME ! pensée à l'équipe de Thomas Cook et à tous les français présents dans l'hôtel.... La solidarité entre marathoniens se vit même au-delà de l'épreuve !...
Et pour finir, merci à toutes les personnes qui s'investissent depuis mon retour à connaître mon résultat et pour tous les messages de félicitations reçus.
Cyril LEMEU
(1997
- 2003 et 2009...)
A mes deux petits supporters !... Galen et Célia...
